Charles Michel: «Le gouvernement fait la démonstration de sa capacité de décision»

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«Nous avons fait la démonstration de notre capacité à décider sur des dossiers importants. Ce qui est sur la table, avec cette vague de réformes structurelles et de décisions, c’est notre menu pour les prochains mois. Nous devrons travailler pour mettre en oeuvre ces mesures: adopter des projets de loi, des arrêtés royaux, etc.», a souligné le chef du gouvernement au cours d’une conférence de presse à Bruxelles.

Comme annoncé, le gouvernement fédéral s’est accordé sur un «job’s deal» – fort de 28 mesures et qui vise à créer 12.500 emplois dès l’an prochain- , l’arrivée d’un 4e opérateur télécom mobile sur le marché belge, ainsi que la privatisation partielle de Belfius et l’indemnisation des coopérateurs d’Arco.

Les deux derniers dossiers étaient liés. L’échéance de l’entrée en bourse de 30% de la banque publique belge n’est pas encore décidée. Le produit servira au désendettement ainsi qu’à financer le Pacte stratégique d’investissement à concurrence de 190 millions d’euros.

Quant à l’indemnisation des coopérateurs d’Arco, elle bénéficiera d’une enveloppe de 600 millions d’euros. Le paiement des indemnités sera effectué lorsque le gouvernement aura pris une décision définitive sur l’entrée en bourse (IPO) de Belfius. La banque traitera les demandes.

Le gouvernement accouche de la sorte du dernier budget de la législature. Il devait trouver 2,6 milliards d’euros pour y parvenir. Tant le Premier ministre que la ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), se sont montrés particulièrement discrets sur la façon dont la somme a été trouvée. Il est question de corrections techniques, de lutte contre la fraude sociale et fiscale d’un meilleur recouvrement des frais de justice, etc. Le gouvernement attend également 500 millions d’euros l’an prochain de son «job’s deal». Le montant ne tient pas compte des effets-retour, a assuré la ministre.

Le gouvernement s’est félicité de la baisse de la pression fiscale qu’il a opérée depuis le début de la législature, de l’ordre d’1,2% , selon les chiffres de Mme Wilmès. Il n’a pas dévié de sa ligne malgré l’effort budgétaire à fournir, s’est félicité le Premier ministre, et a poursuivi comme prévu la mise en oeuvre du «tax shift» qui vise à diminuer la pression sur les salaires. «Le tax shfit, c’est l’huile dans le moteur de notre économie. Le travail qui a été mené permet de tenir la parole donnée dans le cadre du tax shift de soutenir ceux qui travaillent et qui créent du travail. Pour d’autres gouvernements, il aurait été plus simple de balayer le tax shift. Cette idée ne nous a même pas effleuré», a dit M. Michel.

 

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