Le discours royal, un diagnostic minutieux des dysfonctionnements de l’administration et un appel franc pour se pencher avec sérieux sur sa réforme (parlementaires)

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Le discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI, vendredi au Parlement, à l’ouverture de la première session de la première année législative de la 10ème législature, a livré un diagnostic minutieux des dysfonctionnements de l’administration et lancé un appel franc pour se pencher avec sérieux sur sa réforme, ont souligné des parlementaires.
Dans des déclarations à la MAP, les parlementaires se sont félicités de la teneur du discours royal, mettant l’accent sur la nécessité de placer l’amélioration des services de l’administration et la facilitation de ses procédures au centre de la 10ème législature.
Pour Saadeddine El Othmani du Parti de la Justice et du Développement (PJD), le discours royal a souligné que la réalisation du développement est tributaire d’une administration efficace et efficiente à même de répondre avec célérité et de la meilleure façon possible aux besoins des usagers.
M. El Othmani a affirmé que le discours royal est un appel à hisser le rendement de toutes les administrations, aussi bien centrales, territoriales que régionales, notant que SM le Roi a relevé l’impératif de servir les citoyens et d’œuvrer à surmonter les dysfonctionnements existants en mettant en place des plans stratégiques à même de permettre aux citoyens de bénéficier des services administratifs dans les meilleures conditions sans avoir à attendre ou à se déplacer.
Il a également indiqué que SM le Roi a noté que l’amélioration de la performance de l’administration profite directement aux entreprises et aux investisseurs et au climat des affaires.  Jamaâ Mouâtassim (PJD) a pour sa part indiqué que le discours royal a mis en relief une question essentielle non seulement pour les citoyens mais également pour les investisseurs, en l’occurrence le rendement de l’administration.
Le gouvernement et le Parlement sont appelés à s’acquitter de leur responsabilité en matière de mise en place des législations afin que l’administration soit au service du citoyen, a-t-il dit.
De son côté, Lhou Lmarbouh du parti Authenticité et Modernité (PAM), a noté que le discours royal a pointé du doigt les problématiques qui entravent le progrès du pays en l’occurrence les carences entachant le fonctionnement de l’administration.  Le discours royal revêt une importance capitale dans la mesure où il trace les orientations à même de rendre l’administration efficace et efficiente et drainer les investissements, a-t-il affirmé.  Pour sa part, Mohamed Hjira du PAM, a relevé que les lacunes de l’administration marocaine entravent le progrès du pays et impactent de manière négative des secteurs productifs et la relation entre le citoyen et l’administration.
Il a de ce fait appelé à déployer davantage d’efforts pour rétablir la relation entre le citoyen et l’administration, notant que la réalisation de cet objectif est de nature à impulser le développement, drainer les investissements et répondre aux attentes de la population.
Abondant dans le même sens, le député du parti de l’Istiqlal, Abdelouahed Ansari, a indiqué que SM le Roi a relevé nombre de carences dont pâtit l’administration, citant en particulier la question de la non exécution de jugements notamment face à l’administration.  Il a de même souligné que les négligences n’ont plus à avoir lieu dans le traitement des questions des citoyens, qui requièrent efficacité et célérité.
Pour Lahcen Haddad, du parti de l’Istiqlal, le discours royal a livré une analyse objective d’un grand nombre de questions et politiques relatives à l’administration et donné des directives claires aux parties concernées notamment les élus et le gouvernement pour améliorer la performance de l’administration.
La facilitation des procédures administratives et l’optimisation de l’efficacité des services de l’administration auront un impact positif sur la vie des citoyens mais aussi sur les investissements, notant que SM le Roi a lancé aujourd’hui un grand chantier qui requiert une mobilisation collective de toutes les parties concernées, le but étant de hisser le rendement de l’administration au niveau des aspirations du Souverain et des citoyens.  Le député du parti du Mouvement populaire (MP), Mohamed Al Aaraj, a, pour sa part, souligné que la réforme administrative, le renforcement de la décentralisation territoriale et la déconcentration administrative ainsi que la révision des procédures administratives doivent être placées au centre de cette législature afin d’améliorer la relation entre l’administration et le citoyen.
De son côté, Chaoui Karim de l’Union constitutionnelle (UC) a salué la teneur du discours royal, le qualifiant « de franc, clair et audacieux ».
Ce discours est un message clair du Souverain concernant les grands chantiers sur lesquels doivent s’atteler le prochain gouvernement et le parlement actuel, citant dans ce sens la modernisation de l’administration et l’amélioration de ses services, sans oublier la justice, particulièrement en ce qui concerne les procédures d’expropriation.
Dans le même ordre d’idées, Hanane Rehab de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a relevé que le discours royal trace la feuille de route d’un nouveau Maroc, qui s’appuie sur la modernisation et l’amélioration de l’administration et le renforcement de la gouvernance des services publics.
Le discours royal place l’administration au centre de l’action du gouvernement et du Parlement et confère un nouveau sens à la décentralisation, la déconcentration et la régionalisation, a-t-elle dit, affirmant que l’administration constitue la clé du développement et du progrès du pays et de la préservation de la dignité des Marocains.

(MAP)

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